Et mince, elle m'avait reconnue ! Enfin, je savais déjà qu'elle m'avait reconnue, mais je ne pensais pas qu'elle prêterais attention à moi, cette fois, je ne sais pas pourquoi, espoir stupide, sans doutes.
Mais en tout cas, elle avait bien conscience de ma présence, elle devait me trouver assez bête, d'ailleurs, quand elle me demanda sarcastiquement si c'était la meilleure technique je j'avais trouvée, en me tirant violement par le bras. Elle me dit aussi sur un tont glacial et avec un sourire à vous faire froid dans le dos qu'elle n'allait "pas me manger", ou du moins "pas pour l'instant"... Mais tout ça très calmement, et c'est tout naturellement qu'elle rompis le cou d'une jeune humaine qui vennait de renter, l'air de rien, comme si tout était normal... Mais ce n'était pas normal !!! Elle me la jeta litéralement dans les bras, puis s'en alla aussi vite qu'elle était arrivée, comme un ouragan qui vennais de tout dévaster sur son passage. Enfin, pas tout, une vie... Mais c'était déjà beaucoup !
Comme je ne pouvais pas me résoudre à faire de cette fille mon casse croute, je ne savais vraiment pas quoi faire, déjà que Katherine me faisait peur et voulais me tuer, d'après ce que j'avais compris, qu'allait-elle faire si elle découvrait que j'avais encore une fois refusé, en quelques sortes, ce qu'elle attendait de moi ?
Je levais les yeux vers le plafond, en desespoir de cause, et c'est alors que je m'appercus que la petite fenêtre en façe de moi était entrouverte.
Je prennais donc mon courage à deux mains, passais le corps par celle-ci, et m'enfuis avec, jusque dans un coin retiré du parc, là ou il y avait un immense lac. Je jettais la fille dedans, dégoutée par le clapottis de l'eau quand le cadavre l'éffleuras, et l'horrible glouglou quand il sombre dans les eaux profondes et mystérieuses.
En retournant à l'interieur, par la fenêtre, pour ne pas éveiller les soupcons, j'espèrais que cette fille ne manquerais pas à trop de monde, mais finit bien par me rendre compte que je me faisais des illusions.
Je retournais donc au bar, ne croisant personne sur mon chemin, enfin personne que je connaissais. Je commendais au serveur ce qu'il avait de plus fort, sans me soucier le moins du monde de ce que c'était, et bu ce qu'il me donnait, la tête reposant sur mon autre main libre, ne pensant à rien, pour au moins une fois dans la soirée.